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Miel d’Ours – Tout roule.

Au printemps 2020, le réalisateur Mathias Fyferling est venu à l’atelier Miel d’Ours pour préparer un documentaire sur le triporteur du bouquiniste-à-la-blouse-bleue, Baux livres.

En parallèle du documentaire, Mathias a utilisé les images pour monter ce clip de présentation de Miel d’Ours. Merci encore !

 

Mon vélo-pas-cargo

J’avais commencé la construction de mon vélo “normal” en décembre 2019, pour tester mon gabarit, mes formes de cintrage, mes procédés de fabrication. Et pour me faire un vélo, aussi. Puis j’ai eu l’honneur de voir les commandes se succéder, et j’avais remisé ce projet. Pour mon récent anniversaire, je me suis offert de construire ma fourche et terminer mon vélo.

 

C’est un vélo typé “randonneuse”, équipé d’un cintre route, accueillant des bagages avec plaisir, avec une géométrie recherchant davantage le confort sur la durée que la performance sur 1km.

Ç’aurait donc pu être un vélo couché, si je n’avais pas voulu faire l’expérience géométrique de la chasse courte façon René Herse.

Une chasse courte (30-35mm) permettrait d’avoir un vélo plus maniable et plus stable lorsqu’il est chargé à l’avant – ce que je privilégie – , quand une chasse “longue” (65-72mm) serait plus adaptée pour certains vélos tout nus.
Le conditionnel est de rigueur, car je pense que c’est aussi une histoire de conditions, de goût, et qu’un vélo avec une très grande chasse peut aussi très bien rouler longtemps.

Pour raccourcir la chasse, on augmente le déport (et/ou on redresse l’angle de direction). La fourche de mon vélo a un déport de 72mm pour une chasse de 32.
Les puristes me pardonneront (ou pas) la fourche droite, moins confortable qu’une fourche cintrée.

 

Les haubans sont fins, tant pour le confort que l’esthétique. Et ma foi, je lui trouve un postérieur plutôt sexy, à ce vélo !

 

 

Je n’ai roulé que des sorties de moins d’une heure pour l’instant, mais à chaque fois c’était un grand plaisir.
La direction est un peu floue à vide, mais tolère très bien 5 à 20kg de charge sur la fourche, et même rouler avec une seule sacoche (5-7kg) se fait très bien, tant qu’on ne cherche pas à lâcher les mains.
Et pour garder la perspective de randos plus longues, l’arrière peut accueillir un porte bagage et une seconde paire de sacoches.

Cintre, cocottes, freins TRP mécaniques, jantes et pneus sont neufs, le reste est issu de mon précédent vélo ou pioché au fond des cartons.

 Ah, et comme je le trouve beau comme ça, je ne me suis pas encore résolu à le faire peindre.

Ma Cyclo Entreprise

Ma cyclo entreprise est un programme d’appui aux personnes souhaitant monter leur entreprise en utilisant le vélo comme moyen de locomotion.

Plutôt que de tout reformuler, je vous laisse visiter macycloentreprise.fr et regarder la présentation faite par des actifs de l’association des Boites À Vélo, qui fédère, devinez quoi, ben des entreprises à vélo.

Re Miel d’Oups !

Après une première modification sur la remorque de récoltes, il m’a fallu intervenir à nouveau pour créer du déport sur la fourche de la roue antibascule, qui se mettait en travers lorsqu’elle touchait le sol.

Si on a les clients qu’on mérite, je suis flatté.

Pauline, désormais satisfaite, m’a envoyé des photos :

Aménagements à l’atelier

Mon atelier n’est pas grand, mais mon gabarit de fabrication, si. Pour qu’il gêne moins quand il ne sert pas, j’ai fabriqué un pivot pour pouvoir le basculer verticalement.

 

Depuis, je me cogne moins dedans.

Et ça s’avère bien pratique aussi quand le gabarit est en service.

 Dans la foulée j’ai construit un rangement pour les tubes d’acier CroMo, histoire de vite voir ce que j’ai en stock, ou pas. Je commence à avoir un peu de choix.

Et j’ai installé des lampes qui éclairent. Pas très chaleureuses, mais efficaces.

 

Et pour finir, j’ai utilisé les cartons de Columbus pour ranger… ben des tubes Columbus, tiens. Coup de bol, c’était pile la bonne taille !

Maintenant les tubes sont rapidement accessibles en bout. 

 

Petit à petit, construire et organiser… s’améliorer la vie !

 

Miel d’Oups ! SAV

J’ai trop reculé l’axe des roues arrières sur la première remorque maraîchère, et celle-ci bascule quand elle rencontre un obstacle (ici, une taupinière) pendant la récolte, en mode “enjambeur”.

 

 Certes c’est un proto, mais ce défaut est trop important pour ne pas y remédier. J’ai donc préparé une roue antibascule, que j’ai pu rapidement installer quand Pauline a apporté la remorque. Montage-démontage express avec une clé de 5, comme pour recentrer la roue.

Cette quatrième roue est réglée assez haut pour survoler les taupinières, mais assez bas pour retenir la remorque en cas de bascule. Ça fonctionne sur terrain plat, mais pour une prochaine j’avancerai les roues arrière.

Pause confinée

 

La pièce qui tient la rame de cette barque playmobil était partie avec l’eau du bain plusieurs mois auparavant. Par ma faute, en plus.

En refabriquer une, en inox, a été un petit exercice de précision, et l’occasion de partager un temps d’atelier avec Grand Marmaillou, tout confinés que nous sommes.

 

Séjour chez Véloma

Je suis allé bénéficier de l’expérience de Véloma, association qui fait la promotion du vélo cargo sous toutes ses formes. Quelques jours riches d’échanges, d’astuces de fabrication et de précieux retours d’expériences géométriques, dans une ambiance fort conviviale. Merci de l’accueil !

Piou piou ! J’entre en couveuse !

 

Depuis 40ans, l’association BGE accompagne les projets d’entreprenariat.

Ce sont ces expert·e·s en montage d’entreprise qui m’ont aidé à structurer mon projet, définir ce que je voulais, ce que je ne voulais pas, comment je voulais le faire… et voir si c’était possible.

À l’issue de cette étape, j’ai souhaité intégrer la couveuse d’entreprise portée par la BGE.

Je bénéficie de l’hébergement juridique, administratif et fiscal (comme dans une société de portage salarial), et surtout, de l’accompagnement au développement -ébouriffant- de Miel d’Ours. Parce qu’à la base, mon truc, c’est plus les vélos que l’entreprenariat…

Après cette période de couveuse, une fois mon duvet remplacé par un plumage chatoyant, je prévois d’intégrer une coopérative d’activité et d’entrepreneur·euse·s (CAE), pour pouvoir participer à un réseau, et déléguer une part de la gestion.